Fiche spécifique « Pipit des arbres (Anthus trivialis) »

Lien vers l’audioblog de Sonatura pour entendre le chant de l’espèce

Distribution dans l’Euregio Ardenne-Eifel-Oesling

L’espèce est répandue dans l’ensemble de la région.

Distribution et habitat sur le plateau des Hautes-Fagnes

Observé dans la plus grande partie de cette zone, le Pipit des arbres ne manque réellement que dans une minorité de carrés : il s’agit des secteurs totalement déboisés, comme il en subsiste encore dans une partie de la fagne des Deux-Séries, ou, au contraire, très densément boisés (certaines pessières par exemple).

Le Pipit des arbres, comme son nom le suggère  partiellement, s’installe « partout où il y a des arbres, à l’exception de la forêt touffue et serrée » (7).  Il s’accommode ainsi des pessières lorsqu’elles comportent des clairières, s’installe volontiers dans les forêts claires, comme les chênaies à bouleaux, et met à profit les lisières de tous types (lisières forestières, alignements d’arbres, haies).  A la limite, il peut même se cantonner sur une lande ou une tourbière n’offrant qu’un fragment d’arbuste mort et l’un ou l’autre piquet.  Dans ces conditions, les incendies et les tempêtes, en ouvrant les milieux forestiers, peuvent augmenter les surfaces d’habitat  favorables.  Les zones humides, de leur côté, ne sont pas évitées.  Par exemple, il se trouve auprès  des palses, dont il utilise les rebords  pour installer son nid au sec.


Importance et évolution des effectifs

La carte commentée par Peero (in 6)  montre que ce pipit était un nicheur fort commun au sud et à l’est du sillon Sambre et Meuse, en particulier sur le Haut-Plateau.  Sur ce dernier, par rapport à la période 1973-77 (6), la densité de ses effectifs ne semblait pas avoir diminué durant notre enquête.  Au milieu des années 1990, certains observateurs l’indiquaient cependant en déclin dans différentes régions et en particulier dans les Hautes-Fagnes (1).

Déplacements

Migration de printemps : elle peut s’échelonner de mi-mars (exceptionnellement fin février (1)) à fin avril-début mai (1, 16), et culmine d’habitude dans les deux dernières décades d’avril (1).

Migration d’automne : celle-ci commence en août pour s’achever en octobre, ou parfois en novembre (1, 13), mais le passage principal a lieu en septembre (1, 16,17).

Hivernage : nul (21).

Publicités